Vous craignez de vous fracturer un os? 5 conseils dont vous devriez tenir compte avant que cela n’arrive

Les messages clés

  • Les personnes âgées sont plus susceptibles de subir des fractures quand elles tombent ou se blessent.
  • Une fracture osseuse constitue un indicateur que vous êtes plus susceptibles de vous fracturer un autre os.
  • Cela ne doit pas nécessairement se produire! Des précautions, un traitement rapide, de la réadaptation et des changements dans vos habitudes de vie contribuent à prévenir les factures.
  • Une évaluation des risques est un bon premier pas pour développer un plan de prévention personnalisé.

Si vous vous êtes déjà cassé un os, vous savez comment la chose est terrifiante, douloureuse et perturbatrice. Nos os deviennent plus fragiles quand nous vieillissons et la fracture d'un os est un indicateur que nous sommes plus susceptibles de nous en briser un autre. Par exemple, la fracture d'une hanche multiplie votre risque d'une autre fracture par 2,5 fois (1).


Avant qu'une chute ou un accident ne vous affecte, préparez-vous. Voici cinq recommandations préconisées dans un rapport sur les meilleures pratiques pour le traitement des fractures osseuses et la prévention de futures fractures chez les personnes âgées de 50 ans et plus (2). Ces conseils peuvent vous aider à réduire votre risque de fracture osseuse et vous donner de « l’information de première main » sur la façon d’assurer la meilleure récupération possible si cela se produit.


1. N'attendez pas – obtenez de l’aide médicale!

Vous connaissez l'adage : « Si ce n’est pas brisé, pourquoi le réparer?». Toutefois, lorsqu’il s’agit de contusions et d'ecchymoses importantes, c’est effectivement avisé de consulter un médecin dès que possible! Peut-être que vous redoutez les tracas d’une visite aux urgences pour une cheville tordue ou un poignet meurtri, mais il vaut mieux jouer de prudence. Si c’est un os cassé ou une « fracture de fragilisation » (particulièrement fréquente chez les personnes de plus de 50 ans qui courent un grand risque d’ostéoporose), subir une chirurgie ou un autre traitement dans les 48 heures mène à de meilleurs résultats et à une récupération plus rapide (2).


2. Trouvez le traitement qui vous convient

Lorsque l'on fait face à un problème dans la vie, il y a généralement plus d’une façon de le résoudre et c'est vrai aussi pour le traitement des fractures. Bien qu'on pratique souvent des chirurgies, dans certains cas, ce n’est pas la manière de procéder recommandée. Par exemple, les études constatent que des personnes âgées qui souffrent d'une fracture du haut du bras à l'épaule (l'humérus) peuvent être traités de façon aussi efficace par des interventions non-chirurgicales (3).


Consultez les documents d'information destinés aux patients pour vous informer des options et collaborez avec vos prestataires de soins de santé pour déterminer la meilleure option dans votre cas particulier. Les outils en ligne, telles que les outils d'aide à la décision destinés aux patients, sont un excellent point de départ pour s'informer sur les avantages et les inconvénients des différents traitements. Découvrez ces outils d'aide à la décision sur le Portail sur le vieillissement optimal de McMaster :


3. Faites vos exercices de réadaptation et de prévention

Vous avez fait une chute et vous vous êtes fracturé un os ou deux. On vous a traité et vous êtes resté au repos pendant la durée recommandée. L'affaire se termine là, non? Pas du tout ! En fait, le vrai travail commence alors. Obtenez une évaluation personnalisée d'un médecin ou d'un spécialiste et collaborez avec votre professionnel de soins de santé afin d’élaborer un plan d'action qui accélérera la récupération tout en aidant à prévenir les chutes (4). Selon votre situation et vos besoins, cela peut inclure la physiothérapie,des exercices – comme des exercices d'équilibre et/ou de musculation – entre autres activités (4-6).


4. Certains changements des habitudes de vie peuvent aider à rendre les os plus en santé

Personne n’aime admettre qu’il vieillit et ne peut plus faire les mêmes choses qu’il faisait dans la vingtaine ou la trentaine. La bonne nouvelle est que nous pouvons rester actifs et profiter d’une vie bien remplie à mesure que nous vieillissons. Quelques changements dans nos habitudes de vie – par exemple, arrêter de fumer et réduire sa consommation d’alcool  – peuvent favoriser la santé globale tout en aidant à renforcer les os et à prévenir les fractures (2).


Les bisphosphonates sont une classe de médicaments qui aident à maintenir la masse osseuse et sont utilisés pour traiter l’ostéoporose ainsi que d'autres maladies. Des données probantes montrent qu'ils réduisent le risque de fractures. Différents types de bisphosphonates semblent être plus efficaces pour les femmes que les hommes et pour des genres spécifiques de fractures. Chez les femmes atteintes d'ostéoporose, le denosumab, le tériparatide, et quelques bisphosphonates réduisent les fractures vertébrales et non-vertébrales (7). Consultez ces outils d'aides à la décision sur le portail du Vieillissement optimal de McMaster :


5. Soyez informés des risques que vous courez, planifiez en conséquence

Les informations et les suggestions ci-dessus sont un bon point de départ pour tout le monde. Que pouvez-vous faire de plus? Une des meilleures façons de vous protéger est d’être proactifs (2). Prenez rendez-vous avec un professionnel de la santé qui se spécialise dans l’ostéoporose et qui peut évaluer votre risque selon votre âge, votre santé, votre mobilité, vos chutes et vos fractures antérieures, vos médicaments et d'autres facteurs (8 ; 9).

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Références

  1. Colon-Emeric C, Kuchibhatla M, Pieper C, et coll. The contribution of hip fracture to risk of subsequent fractures: data from two longituninal studies. Osteoporos Int, 2003; 14(11): 879-883.
  2. Lems WF, Dreinhofer KE, Bischoff-Ferrari H, et coll. Les recommandations de l'EULAR/EFORT pour la prise en charge des patients âgés de plus de 50 ans avec une fracture de fragilité et pour la prévention des fractures subséquentes. Ann Rheum Dis. 2017; 76(5):802-810., doi: 10.1136/annrheumdis-2016-210289.
  3. Launonen AP, Lepola C, Flinkkila T, et coll. Treatment of proximal humerus fractures in the elderly: A systematic review of 409 patients. Acta orthop. 2015; 86(3):280-285. doi: 10.3109/17453674.2014.
  4. Grossman DC, Curry SJ, Owens DK, et coll. Interventions to prevent falls in community-dwelling older adults: US Preventive Services Task Force recommendation statement. JAMA. 2018; 319:1696-1704.
  5. Raymond MJ, Bramley-Tzerefos RE, Jeffs KJ, et coll. Une revue systématique de l'entraînement à haute intensité progressive pour la résistance musculaire des membres inférieurs comparé à d'autres entraînements à intensité chez les personnes âgées. Arch Phys Med Rehabil. 2013; 94(8):1458-1472. doi: 10.1016/j.apmr.2013.02.022. 
  6. Tricco A, Thomas S, Veroniki A, et coll. Comparisons of interventions for preventing falls in older adults: A systematic review and meta-analysis. JAMA. 2017; 318:1687-1699.
  7. Crandall CJ, Newberry SJ, Diamant A, et coll. Comparative effectiveness of pharmacologic treatments to prevent fracutres: An updated systematic review. Ann Intern Med. 2014; 161(10):711-732. doi: 10.7326/M14-0317.
  8. Bell K, Strand H, Inder WJ. Effect of a dedicated osteoporosis health professional on screening and treatment in outpatients presenting with acute low trauma non-hip fracture: A systematic review. Arch Osteoporos. 2014; 9:167. doi: 10.1007/s11657-013-0167-7.
  9. Grigoryan KV, Javedan H, Rudolph JL. Les modèles de soins orthogériatriques et les résultats chez les patients ayant subi une fracture de la hanche : une revue systématique et méta-analyse. J Orthop Trauma. 2014; 28(3):e49-55. doi: 10.1097/BOT.0b013e3182a5a045.

AVIS DE NON-RESPONSABILITÉ: Ces résumés sont fournis à titre informatif seulement. Ils ne peuvent pas remplacer les conseils de votre propre professionnel de la santé. Les résumés peuvent être reproduits à des fins éducatives sans but lucratif. Toute autre utilisation doit être approuvée par le Portail du vieillissement optimal de McMaster (info@mcmasteroptimalaging.org).

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