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Mois de la santé des hommes : 5 conversations qui valent la peine d’être abordées

Juin est le Mois de la santé des hommes — un rappel annuel de prendre un moment pour s’arrêter et porter attention à ce qui aide les hommes à rester en santé en vieillissant. Pour beaucoup d’hommes, c’est plus facile à dire qu’à faire. Les recherches suggèrent depuis longtemps que les hommes sont souvent moins à l'aise de parler de leur santé, à demander de l’aide et à aborder les conversations qui pourraient les aider à se sentir mieux.

La bonne nouvelle? Vous n'êtes pas seul et vous n’avez pas à faire de grands changements du jour au lendemain. Voici cinq sujets de santé auxquels il vaut la peine de réfléchir ce mois-ci — chacun appuyé par des recherches, et chacun constituant une conversation utile à avoir avec votre médecin, votre partenaire ou les personnes qui vous entourent.

1. Faible taux de testostérone : utile pour certains, mais à aborder avec prudence

La testostérone diminue naturellement avec l’âge, et les traitements pour le « faible taux de testostérone » font l’objet d’une forte promotion. Mais que révèlent réellement les données probantes? Chez les hommes qui présentent un faible taux de testostérone sans problème médical associé, le traitement peut entraîner de légères améliorations de la fonction sexuelle, de la fonction érectile et de la qualité de vie. En revanche, il ne semble pas améliorer l’énergie, la fatigue ou le fonctionnement physique — et les risques à long terme, notamment pour le cœur ou la prostate, demeurent incertains.

Autrement dit, le traitement à la testostérone peut aider certains hommes, mais ce n’est pas une solution miracle, et plusieurs questions demeurent. Si le sujet vous intéresse, notre billet Le traitement à la testostérone chez les hommes : ce que vous devez savoir présente les bienfaits et les risques à discuter avec votre médecin.

2. Dysfonction érectile : fréquente et très traitable

La dysfonction érectile est l’un des problèmes de santé les plus courants chez les hommes — elle touche environ la moitié des hommes de 40 à 70 ans —, mais elle demeure l’un des sujets les moins abordés. Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Les médicaments bien connus, comme le sildénafil, le tadalafil et d’autres, sont efficaces pour la plupart des hommes, même si chacun comporte ses propres compromis entre efficacité et effets secondaires.

Les médicaments ne sont pas la seule option. Perdre du poids, mieux manger et faire de l’activité physique régulièrement — même une activité aussi simple que la marche — peuvent aussi améliorer la fonction sexuelle. Notre billet Les options de traitement de la dysfonction érectile compare les choix possibles afin de vous aider à trouver ce qui convient à vos besoins.

3. Éjaculation précoce : plus fréquente qu’on ne le pense

Environ un homme sur trois connaîtra l’éjaculation précoce à un moment de sa vie, ce qui en fait le problème sexuel masculin le plus courant. Et, comme la dysfonction érectile, elle se traite très bien. Les recherches indiquent qu’il existe toute une gamme d’options, allant des techniques comportementales — efficaces et sans effets secondaires — aux crèmes, vaporisateurs, médicaments et dispositifs de retardement. Certains hommes constatent que la combinaison d’une thérapie comportementale et d’un médicament fonctionne encore mieux.

Comme les préférences et les effets secondaires varient d’une personne à l’autre, la meilleure approche est celle que vous déterminerez avec votre professionnel de la santé. Notre billet Les hauts et les bas du traitement de l’éjaculation précoce résume ce que la recherche dit de chaque option.

4. Ne pas négliger la santé sociale

La santé physique retient souvent l’attention, mais le fait de rester connecté aux autres est tout aussi important — et c’est un aspect avec lequel plusieurs hommes plus âgés composent silencieusement. Les hommes ont tendance à avoir plus de difficulté à créer de nouvelles amitiés en vieillissant et sont plus susceptibles de vivre de l’isolement social, ce qui peut nuire à leur santé mentale et à leur bien-être.

C’est là qu’entrent en jeu les « ateliers d’hommes » (men’s sheds). Ces espaces accueillants, réservés aux hommes, offrent aux hommes plus âgés un lieu pour réaliser des projets concrets, apprendre et partager des compétences, contribuer à leur communauté et créer des liens avec d’autres personnes qui partagent leurs intérêts. La recherche suggère qu’ils peuvent améliorer la santé mentale et le bien-être social en favorisant un fort sentiment d’appartenance. Notre billet Les "men's sheds" : des espaces sécuritaires et inclusifs pour les hommes âgés explique comment ils fonctionnent — et comment en trouver ou en soutenir un près de chez vous.

5. Dépistage du cancer : une décision personnelle qui mérite discussion

Le dépistage est un domaine où il est particulièrement utile d’en discuter avec votre propre professionnel de la santé, car les données probantes ne sont pas toujours tranchées et les experts ne sont pas toujours d’accord.

Prenons l’exemple du test de l’antigène prostatique spécifique, ou APS, pour le cancer de la prostate. Différentes organisations de santé ont examiné les mêmes données et sont arrivées à des conclusions quelque peu différentes sur les personnes qui pourraient en bénéficier et à quel moment. Cela s’explique notamment par le fait que le dépistage peut comporter à la fois des avantages potentiels et des inconvénients possibles. Ce n’est pas une raison de s’inquiéter — cela signifie simplement qu’il n’existe pas une seule réponse qui convienne à tous les hommes.

Cela souligne plutôt l’importance d’une discussion personnalisée. Votre âge, vos antécédents familiaux, votre état de santé général et vos préférences personnelles jouent tous un rôle, et votre professionnel de la santé est la meilleure personne pour vous aider à soupeser ce qui a du sens pour vous. Rien ici ne constitue un avis médical ni une recommandation pour ou contre un test en particulier — il s’agit d’information générale pour vous aider à mieux vous préparer à cette discussion.

Si vous souhaitez mieux comprendre les données probantes avant de parler avec votre professionnel de la santé, notre billet Aperçu fondé sur des données probantes concernant trois types de dépistage du cancer offre un aperçu en langage clair.

Quelques gestes simples à poser ce mois-ci

Vous n’avez pas besoin de tout faire en même temps. Choisissez un ou deux gestes qui vous semblent pertinents :

  • Prenez le rendez-vous que vous reportez depuis longtemps. Une seule consultation peut être un bon point de départ pour aborder l’un ou l’autre des sujets ci-dessus.
  • Préparez vos questions. Lire un peu à l’avance — sur le dépistage, les options de traitement ou tout autre sujet — rend la conversation plus facile et plus utile.
  • Bougez un peu plus. Une activité régulière, comme la marche, soutient la santé du cœur, l’humeur et même la santé sexuelle.
  • Reprenez contact avec quelqu’un. Un café avec un ami, un groupe communautaire ou un atelier d’hommes près de chez vous peut avoir plus d’effets positifs sur votre bien-être que vous ne le pensez.
  • Parlez-en. Que ce soit avec votre médecin, votre partenaire ou un ami, nommer une préoccupation à voix haute est souvent l’étape la plus difficile — et la plus importante.

La santé des hommes ne consiste pas à tout faire parfaitement. Elle consiste à rester curieux, à rester connecté et à faire des choix éclairés qui conviennent à votre vie. Ce mois de juin, voyez-y une invitation à entamer ne serait-ce qu’une de ces conversations.


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AVIS DE NON-RESPONSABILITÉ: Ces résumés sont fournis à titre informatif seulement. Ils ne remplacent pas l’avis de votre professionnel de la santé. Leur reproduction est autorisée uniquement à des fins éducatives non lucratives. Toute autre utilisation doit être approuvée par le Portail du vieillissement optimal de McMaster (info@mcmasteroptimalaging.org).