Le mot « exercice » comporte huit lettres, mais il recouvre un nombre infini d’activités physiques. Marcher, danser, s’entraîner avec des poids et haltères ou des bandes de résistance, suivre des cours de Pilates ou pratiquer le tai-chi ne sont que quelques-unes des façons dont les gens font de l’activité physique. Les exercices individuels ont tendance à correspondre à un ou plusieurs des quatre grands types d’exercices : aérobique/endurance, résistance/musculation, souplesse/étirements et équilibre (1 ; 2).
Les exercices aérobiques, comme la marche rapide ou la danse, augmentent notre rythme cardiaque et nous font respirer plus fort afin d’améliorer notre cœur, nos poumons et notre circulation sanguine. Les exercices de résistance, comme l’utilisation de poids et haltères ou de bandes de résistance, aident à développer notre force musculaire. Les exercices de souplesse, comme le Pilates, nous permettent d’étirer nos muscles et d’améliorer la mobilité de nos articulations. Enfin, les exercices d’équilibre, comme le tai-chi, visent à nous rendre plus stables et solides sur nos deux jambes (1 ; 2).
Le cholestérol est une substance semblable à de la graisse, à la texture molle et cireuse. Il existe deux types principaux de cholestérol : le cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL, pour l’anglais low-density lipoprotein), également appelé « mauvais cholestérol », et le cholestérol des lipoprotéines de haute densité (HDL pour l’anglais high density lipoprotein), également appelé « bon cholestérol ». Un taux élevé de « mauvais » cholestérol peut augmenter le risque de crise cardiaque en contribuant à l’accumulation de plaque dans nos artères. Pour contrer cela, le « bon » cholestérol aide à intercepter l’excès de « mauvais » cholestérol et à le transporter vers le foie où il peut être décomposé et finalement éliminé de l’organisme.
Compte tenu de son rôle important, existe-t-il des moyens d’augmenter notre taux de « bon » cholestérol ? L’exercice physique est un élément essentiel des programmes de prévention et de traitement des maladies cardiaques. À l’aide d’une récente revue systématique, voyons s’il peut s’agir d’une stratégie efficace chez les adultes d’âge moyen et les personnes âgées (2).
Ce que nous apprend la recherche
Bougeons ! La revue systématique, qui examine les exercices d’endurance, de résistance et d’étirement, seuls ou en combinaison, révèle que l’exercice physique augmente probablement le « bon » cholestérol HDL chez les adultes d’âge moyen et les personnes âgées, par rapport à l’absence d’exercice. Bien que ce soit un excellent début, il est également important d’identifier les types d’exercices qui sont réellement efficaces. En y regardant de plus près, nous constatons que l’exercice aérobique est probablement efficace pour améliorer le « bon » cholestérol HDL, contrairement à la musculation et aux étirements. Il faut dire que même si les exercices de musculation et d'étirement ne semblent pas efficaces pour obtenir ce résultat clinique en particulier, ils contribuent à notre santé de bien d'autres façons et devraient tout de même faire partie de notre programme d'entraînement général. Nous pouvons être modérément sûrs de ces conclusions (2).
Bien que l’étude ne précise pas la durée, la fréquence et l’intensité des exercices aérobiques les plus efficaces pour améliorer le taux de cholestérol HDL, les Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures fournissent des recommandations générales pour améliorer notre santé et notre bien-être. Ces directives recommandent aux personnes âgées de 18 ans et plus de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique aérobique modérée à vigoureuse chaque semaine (3). Intégrez-vous des exercices aérobiques à votre programme d’entraînement hebdomadaire ? Si oui, continuez. Si ce n’est pas encore le cas, demandez à votre équipe soignante si ce type d’exercice vous convient et comment vous pouvez l’utiliser en toute sécurité pour améliorer votre santé.


