Septembre est le Mois de la sensibilisation au cancer de l’ovaire

Septembre est le Mois de la sensibilisation au cancer de l’ovaire

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Septembre est le Mois de la sensibilisation au cancer de l’ovaire. C'est l'occasion, chaque année, d’attirer l’attention sur un sujet que beaucoup d’entre nous ont tendance à remettre à plus tard : ce que nous savons réellement du cancer de l’ovaire et ce que la recherche nous apprend sur sa détection précoce. C’est aussi un bon rappel de mieux connaître sa santé et ses propres facteurs de risque.

La bonne nouvelle, c’est qu’être bien informée ne signifie pas nécessairement être inquiète. Poursuivez votre lecture pour découvrir ce que les données probantes nous apprennent.

Le cancer de l’ovaire peut passer inaperçu à ses débuts

L’une des raisons pour lesquelles on accorde autant d’attention au cancer de l’ovaire chaque mois de septembre est qu’il peut être difficile à détecter tôt. Aux premiers stades, il ne provoque souvent aucun symptôme. Lorsque des symptômes apparaissent, ils ressemblent souvent à des problèmes courants : ballonnements, inconfort pelvien ou abdominal, sensation de satiété rapide, constipation ou besoin d’uriner plus fréquemment.

Comme ces symptômes sont très fréquents et peuvent facilement s’expliquer par d’autres causes, le cancer de l’ovaire n’est souvent détecté qu’à un stade plus avancé. C’est précisément pourquoi il est important de bien connaître son corps et de savoir ce qui est normal pour soi.

Certaines femmes présentent un risque plus élevé que d’autres

Le risque n’est pas le même pour tout le monde. Parmi les facteurs pouvant augmenter le risque de cancer de l’ovaire figurent le fait d’avoir plus de 50 ans, certaines mutations génétiques héréditaires et des antécédents familiaux de cancer de l’ovaire ou du sein. Certains facteurs liés à la vie reproductive, comme le fait d’avoir commencé ses menstruations tôt ou d’avoir atteint la ménopause plus tardivement, pourraient également jouer un rôle.

Connaître ses facteurs de risque peut être utile lors d’un prochain rendez-vous médical, particulièrement lorsqu’il existe des antécédents de cancer de l’ovaire ou du sein dans la famille.

Ce que la recherche nous apprend sur le dépistage

Il serait rassurant de penser qu’un simple test permet de détecter tôt le cancer de l’ovaire chez toutes les femmes. Mais les données probantes invitent à davantage de prudence. Les recherches résumées sur le Portail montrent que, chez les femmes sans symptômes qui présentent un risque modéré, les deux principales méthodes de dépistage (le dosage sanguin du CA-125 et l’échographie transvaginale) ne réduisent pas le nombre de décès attribuables au cancer de l’ovaire.

Il faut aussi tenir compte des inconvénients possibles. Les résultats faussement positifs, c’est-à-dire lorsqu’un test suggère la présence d’un problème qui n’existe finalement pas, peuvent entraîner des interventions chirurgicales inutiles ainsi que l’inquiétude qui les accompagne. C’est pourquoi le U.S. Preventive Services Task Force et le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs ne recommandent pas le dépistage systématique du cancer de l’ovaire chez les femmes sans symptômes présentant un risque modéré.

Vous pouvez consulter l’ensemble des données probantes sur le Portail dans Ce qu’il faut savoir sur de dépistage du cancer de l’ovaire ! et Aperçu fondé sur des données probantes concernant trois types de dépistage du cancer.

Une précision sur ce que cela signifie pour vous : les recommandations s’adressent à de grands groupes de personnes, alors que votre situation vous est propre. Si vous présentez des symptômes, avez des antécédents familiaux ou un facteur de risque connu, un dépistage ou des examens supplémentaires pourraient tout de même être appropriés. La meilleure chose à faire est d’en discuter avec votre professionnel de la santé, qui pourra soupeser les avantages et les inconvénients en fonction de votre état de santé et de vos facteurs de risque personnels.

Ce que vous pouvez faire ce mois-ci

Le Mois de la sensibilisation est une bonne occasion de poser quelques gestes simples :

  • Apprenez à reconnaître ce qui est normal pour votre corps et soyez attentive aux changements qui persistent pendant quelques semaines.
  • Renseignez-vous sur les antécédents de cancer de l’ovaire et du sein dans votre famille et parlez-en à votre professionnel de la santé.
  • Profitez de votre prochain rendez-vous pour poser vos questions, notamment pour savoir si votre niveau de risque personnel devrait modifier la conduite à adopter.
  • Partagez ce que vous apprenez avec les femmes de votre entourage. Une courte conversation avec une sœur, une amie ou une fille au sujet des antécédents familiaux et des symptômes peut avoir plus d’impact qu’on pourrait le croire.

Aucune de ces démarches ne nécessite un test ni même une visite chez le médecin. Elles permettent simplement d’être mieux informée et mieux outillée, ce qui est au cœur du vieillissement optimal.


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AVIS DE NON-RESPONSABILITÉ : Ces résumés sont fournis à titre informatif seulement. Ils ne peuvent pas remplacer les conseils de votre propre professionnel de la santé. Les résumés peuvent être reproduits à des fins éducatives sans but lucratif. Toute autre utilisation doit être approuvée par le Portail du vieillissement optimal de McMaster (info@mcmasteroptimalaging.org).


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