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Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes aînées : promouvoir le respect et défendre les droits

Vieillir apporte une expérience, un recul et une résilience que les générations plus jeunes sont encore en train d’acquérir. Pourtant, l’âgisme — cette idée selon laquelle les personnes âgées seraient moins capables ou moins dignes de respect — continue d’influencer la manière dont elles sont traitées à la maison, dans les milieux de soins et dans la communauté. Remettre en question cette façon de penser fait partie de la prévention de la maltraitance. Lorsque nous exigeons le respect et refusons d’accepter quoi que ce soit de moins, nous contribuons à bâtir des communautés où chacune et chacun peut vieillir en sécurité et en confiance.

Voici 5 éléments à garder en tête :

  1. Connaître ses droits et reconnaître les signes. Avec l’âge, notre dignité, notre autonomie et notre bien-être méritent d’être protégés. La maltraitance envers les personnes aînées peut être physique, psychologique ou financière, ou encore prendre la forme de négligence. Elle provient souvent d’une personne en position de confiance. Les signes d’alerte peuvent inclure des blessures inexpliquées, des changements soudains d’humeur ou un retrait social, de l’argent manquant, ou encore une personne proche aidante qui semble exercer un contrôle excessif. Reconnaître ces signes constitue un premier pas important vers la prévention.

  2. Protéger ses finances avec confiance. La maltraitance financière est la forme de maltraitance la plus courante chez les personnes aînées au Canada, et la fraude est le principal crime commis à l’endroit des personnes aînées canadiennes. Elle peut provenir d’arnaques sophistiquées ou de personnes que nous connaissons. Faire preuve d’assurance, ici, signifie protéger ses renseignements personnels, prendre le temps nécessaire avant de prendre de grandes décisions financières, et ne jamais se sentir gêné de demander à une personne de confiance de relire un contrat. Si quelque chose vous semble anormal, parlez-en. Les personnes maltraitantes peuvent tenter de vous faire croire que c’est de votre faute, mais ce n’est pas le cas.

  3. Se rappeler que la maltraitance peut survenir à tout âge. La violence conjugale ne concerne pas seulement les personnes plus jeunes. On estime qu’entre 4 % et 10 % des personnes de plus de 65 ans vivent des situations de maltraitance ou de négligence. Chez les personnes aînées, les signes peuvent être subtils : isolement social, changements émotionnels ou modifications soudaines des conditions de vie. En parler à une personne de confiance est un premier geste puissant.

  4. Dénoncer le manque de respect entre pairs. La maltraitance ne provient pas toujours d’une personne proche aidante ou d’un membre de la famille. Des études suggèrent qu’environ 1 personne aînée sur 5 subit de l’intimidation dans les résidences pour personnes aînées et les milieux de soins de longue durée, souvent sous forme de commérages, d’exclusion ou de harcèlement. Vieillir avec assurance, c’est refuser de détourner le regard : signaler les incidents, soutenir les nouvelles personnes résidentes ou celles qui sont isolées, et contribuer à bâtir des milieux empreints de bienveillance.

  5. Soutenir aussi les proches aidants. Une discussion courageuse sur la maltraitance doit aussi inclure les proches aidants. Parfois, ce sont eux qui subissent de la violence. Jusqu’à 4 proches aidants sur 10 qui prennent soin d’une personne vivant avec une démence rapportent des comportements agressifs. Il s’agit d’un sujet délicat, et personne ne devrait y faire face en silence. Demander du soutien, de la formation ou du répit est un signe de force, et non d’échec.

Le geste le plus courageux de tous : rester en lien et prendre la parole. L’isolement est l’un des plus grands facteurs de risque de maltraitance, et les liens sociaux constituent l’une de nos meilleures protections. Que vous soyez préoccupé par votre propre situation ou inquiet pour quelqu’un d’autre, vous n’êtes pas seul, et de l’aide est disponible. Parler ouvertement de la maltraitance, sans honte et sans peur, est l’un des outils les plus puissants dont nous disposons pour la prévenir.

En cette Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes aînées, célébrons tout ce que les personnes âgées apportent à nos familles et à nos communautés, et unissons-nous pour bâtir un avenir où chaque personne peut vieillir dans la dignité, le respect et la confiance.


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