À la mi-août, la chaleur ne fait plus vraiment les manchettes. Les avertissements qui dominaient les prévisions météo en juin font maintenant partie du bruit de fond. L’humidité, c’est simplement… un autre mardi comme les autres. Et c’est justement là que réside le risque. La chaleur de fin d’été est encore bien présente, mais après deux mois, nous avons tendance à relâcher notre vigilance au moment même où notre corps en a encore besoin.
Voici ce qu’on oublie facilement : se protéger de la chaleur ne dépend pas seulement de la température extérieure. Cela dépend aussi d’un changement discret qui se produit à l’intérieur de notre corps.
La soif n’est pas le signal d’alarme aussi fiable qu’on le croit
La plupart d’entre nous considérons la soif comme un signal fiable : on a soif, on boit, et voilà. Pourtant, comme le rappelle clairement le Portail: n’attendez pas d’avoir soif pour boire. Avec l’âge, la capacité de l’organisme à maintenir son équilibre hydrique et à se refroidir devient moins efficace, ce qui explique en grande partie pourquoi la chaleur devient plus difficile à tolérer. La sensation de soif peut se manifester après que le corps a déjà commencé à manquer de liquides. Attendre d’avoir soif signifie donc souvent qu’on accuse déjà un certain retard.
Quelques facteurs peuvent accentuer le problème :
Certains médicaments courants peuvent jouer un rôle. Certains médicaments contre l’hypertension (en particulier les diurétiques, parfois appelés « pilules d’eau ») augmentent l’élimination des liquides, ce qui explique en partie pourquoi certains médicaments peuvent accroître la sensibilité à la chaleur.
La caféine et l’alcool peuvent nuire à l’hydratation. Les deux peuvent aggraver la déshydratation. Il vaut donc mieux en consommer avec modération lorsqu’il fait chaud.
Il n’y a pas lieu de s’alarmer. C’est simplement une bonne raison de ne pas laisser la soif décider à elle seule du moment où vous devez boire.
Reconnaître les signes avant d’avoir très soif
Chez les personnes aînées, la déshydratation peut se manifester autrement que par une sécheresse de la bouche: fatigue, léger mal de tête ou étourdissements lorsqu’on se lève. Une confusion nouvelle ou soudaine, en particulier, doit être prise au sérieux et entraîner une intervention rapide. Elle peut être un signe de délirium, dont la déshydratation peut être l’un des facteurs déclencheurs.
De petites habitudes pour traverser la dernière partie de l’été
- Buvez selon un horaire plutôt que seulement lorsque l’envie vous prend. Prenez un verre à chaque repas, ainsi qu’un autre en milieu de matinée et en milieu d’après-midi. Si la soif tarde à se manifester, l’horloge peut prendre le relais.
- Gardez de l’eau bien en vue. Une bouteille laissée sur le comptoir ou près de votre fauteuil sera plus souvent utilisée qu’une bouteille rangée dans une armoire.
- Allez-y doucement avec la caféine et l’alcool lorsqu’il fait chaud, puisque les deux peuvent contribuer à la déshydratation.
- Laissez les aliments faire une partie du travail. Le melon d’eau, le concombre, les petits fruits, les soupes et le yogourt contribuent tous à votre apport en liquides. Et les produits de fin d’été sont justement à portée de main.
- Organisez votre journée en fonction de la chaleur. Gardez la marche, le jardinage et les courses pour les heures plus fraîches du matin et, dans la mesure du possible, évitez de sortir entre 11 h et 15 h.
- Prenez des nouvelles de quelqu’un. Un simple « As-tu bu de l’eau aujourd’hui? » adressé à un parent, à un voisin ou à un ami est l’un des gestes les plus simples qui puissent réellement faire une différence.
La fin de l’été approche, mais elle n’est pas encore tout à fait arrivée. Un peu de planification (comme boire quelques verres d’eau de plus ou privilégier les heures plus fraîches de la journée) peut aider à profiter de ces dernières semaines de chaleur plutôt qu’à les subir.


