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Des problèmes de « tuyauterie » ? L’échographie est un moyen facile de détecter les obstructions de la vessie.

Les messages clés

  • Les symptômes des voies urinaires inférieures (problèmes à uriner) sont fréquents chez les hommes âgés et sont souvent provoqués par une augmentation du volume de la prostate, mais peuvent être attribuables à d’autres problèmes comme les calculs de la vessie et le cancer.
  • Le test classique pour l’obstruction de la vessie fait appel à l’insertion d’un cathéter et est effractif et inconfortable.
  • Les données de la recherche montrent que – si les questionnaires au sujet des symptômes ne détectent pas les obstructions de la vessie avec exactitude – les échographies par ultrasons sont aussi efficaces que l’intervention plus douloureuse avec le cathéter pour le diagnostic.

Les symptômes des voies urinaires inférieures sont fréquents, particulièrement chez les hommes âgés (1). Ces symptômes ennuyeux et parfois douloureux se manifestent par une difficulté à uriner, le besoin fréquent d’uriner et l’urgence de se lever la nuit pour uriner (2). Les symptômes sont souvent occasionnés par une obstruction de la vessie – un blocage qui ralentit ou arrête l’écoulement de l’urine depuis la vessie (3).

Une des causes les plus fréquentes d’une obstruction est une augmentation du volume de la prostate (une maladie appelée hypertrophie prostatique bénigne) qu’on traite efficacement avec des médicaments. Cliquez ici pour en apprendre davantage sur les traitements pharmacologiques . Il y a cependant d’autres raisons à l’origine des symptômes des voies urinaires inférieures (y compris, une infection, des effets secondaires des médicaments ou des problèmes de santé chroniques comme la maladie de Parkinson) dont certaines causes graves d’obstruction (y compris les calculs de la vessie ou le cancer). Sans traitement, une obstruction peut provoquer de graves problèmes comme des infections urinaires récurrentes et même des lésions rénales (3).

Comme les causes sont variables et que les conséquences peuvent être graves, il est important de parvenir à un diagnostic précis et de déterminer le meilleur traitement – et c’est là que les choses deviennent délicates. Le test classique est plutôt effractif : un urologue introduit un tube mince, le cathéter, dans le pénis jusqu’à la vessie et la remplit d’une solution saline pour mesurer le volume et la pression.

En espérant trouver une façon plus simple de faire, les chercheurs ont mené des études pour savoir si les obstructions pouvaient être détectées en posant aux patients une série de questions sur leurs symptômes. Une revue systématique récente comprenait 10 études de ce type faisant appel à 1 200 hommes âgés (4). Les participants complétaient un questionnaire appelé l’International Prostate Symptom Score qui recueille des informations sur les symptômes des voies urinaires inférieures (5).

La revue comprenait aussi 20 études où le volume d’urine de 1 400 hommes avait été mesuré par échographie de la vessie (4). Les échographies utilisaient un faisceau d’ultrasons ce qui est ni effractif ni douloureux. Pour les deux séries d’études, on a évalué l’exactitude du diagnostic par les méthodes « plus gentiles » et on l’a comparé à l’intervention classique.

Ce que la recherche nous apprend

Compléter un questionnaire est-il suffisant pour dire s’il y a une obstruction de la vessie ? Malheureusement, non. Du côté positif, les échographies de la vessie semblent offrir une solution de remplacement viable aux cathéters puisque des données solides montrent que les deux méthodes mesurent le volume d’urine avec la même exactitude. C’est une bonne nouvelle pour les patients et leurs médecins vu qu’on peut utiliser une intervention plus facile et confortable pour diagnostiquer les obstructions de la vessie et déterminer le meilleur traitement. 


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Références

  1. Irwin DE, Kopp ZS, Agatep B, Milsom I, Abrams P. Worldwide prevalence estimates of lower urinary tract symptoms, overactive bladder, urinary incontinence and bladder outlet obstruction. BJU Int. 2011 Oct;108(7):1132-1138.
  2. Tanguay S, Awde M, Brock G et coll. Diagnosis and management of benign prostatic hyperplasia in primary care. Can Urol Assoc J. 2009; 3 (3)(suppl 2):S92-S100.
  3. Abrams P, Chapple C, Khoury S, Roehrborn C, de la Rosette J, International Consultation on New Developments in Prostate Cancer and Prostate Diseases. Evaluation and treatment of lower urinary tract symptoms in older men. J Urol. 2013 Jan; 189(1 Suppl):S93-S101.
  4. D’Silva KA, Dahm P, Wong CL. Does this man with lower urinary tract symptoms have bladder outlet obstruction? The Rational Clinical Examination: a systematic review.JAMA. 2014 Aug;312(5):535-42.
  5. McVary K, Roehrborn C, Avins A et coll. Update on AUA guideline on the management of benign prostatic hyperplasia. J Urol. 2011; 185(5):1793-1805.

AVIS DE NON-RESPONSABILITÉ: Les billets du blogue sont présentés à titre informatif seulement. Ils ne remplacent pas les conseils de vos propres professionnels de la santé.

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